2. Le Massif du Hohneck

photo 3.5.27 Crêtes vosgiennes    FJ

Vue aérienne d’hiver du Kastelberg/ Spitzkoepfe/ Hohneck/ Petit Hohneck. Au fond, chaumes du Tanet et Rouge Gazon.

2.1. SPECIFICITES du secteur du HOHNECK

photo 3.2.17 Spitzkoepfe Hohneck parapente 10.04.09 025

Vue aérienne Spitzkoepfe/ Hohneck

 

Situé au centre de la Grande Crête, le massif du  HOHNECK est riche d’une nature prestigieuse et de paysages majestueux, familiers des Alsaciens comme des Lorrains, qui en font un des emblèmes des Vosges.

Si au nord, la réserve du Frankenthal-Missheimle assure une protection efficace, en revanche la partie sud du Hohneck reste fragile, car objet de nombreux projets de « mise en valeur » !

Cette section de crêtes Vosgiennes regroupe pourtant ce qu’il y a de plus emblématique et notamment :

  • Sentier des roches, sentier de la Bloy etc
  • Martinswand
  • Cascades diverses : Stolz ablass,
  • Spitzkoepfe, Rocher du Petit Hohneck
  • Vallées et cirques glaciaires d’un intérêt exceptionnel : Wormsa , RothRied , Frankentahl etc
  • Sommets aux formes quasi alpestres : Rainkopf, Rothenbachkopf,
  • Tourbières : Gaschney, Frankenthal
  • Lacs et étangs : Schiessrothried, Altenweier, Fieschboedle.
  • Pâturage d’estive : Kastelberg

 

UN INTERET FLORISTIQUE MAJEUR*

  • le secteur Hohneck est le plus riche au niveau botanique du massif vosgien : il héberge notamment près d’une centaine d’espèces végétales rares ou menacées ;

    photo 3.2.18 Jonquilles IMG_7042

    Jonquilles sous le Hohneck

  • il s’agit du plus vaste réseau de milieux proches de l’état naturel du massif, avec des chaumes primaires, des cirques glaciaires, des tourbières et enfin des forêts sur éboulis ;
  • le secteur abrite également le plus vaste réseau de landes « subalpines » du massif vosgien ;
  • on remarquera également la richesse en zones humides, en particulier de tourbières, avec notamment les tourbières de Machais ou de l’Etang noir du Frankental;
  • de même que les espèces végétales, on note enfin une grande diversité d’espèces animales.

L’intérêt écologique du secteur « Hohneck » a été reconnu dans le cadre de nombreux inventaires.

 

*(document PNRBV 2006)

 

Pour appréhender l’intérêt écologique du secteur NATURA 2000, voir plus loin pour la définition de Natura 2000 et les cartes de la zone N 2000 Hohneck :

 

2.2. GEOMORPHOLOGIE

En attente

2.3. UN PEU D’HISTOIRE

En attente

2.4. HABITATS, FAUNE & FLORE

Quelques chiffres qui attestent l’Intérêt floristique du Massif du Hohneck : celui-ci contient 41 espèces végétales protégées en région Alsace, 22 espèces protégées en région Lorraine, 11 espèces protégées en France, 2 espèces d’intérêt communautaire.

Même remarque pour l’intérêt faunistique : 12 ESPÈCES  de faune D’INTERET COMMUNAUTAIRE SONT PRÉSENTES

Reprenons le document N 2000 du PNRBV 2006 :

LES HABITATS PRESENTS : Un échantillonnage complet des principaux milieux naturels présents sur les Hautes-Vosges

  • L’habitat le plus représenté est la hêtraie sapinière – forêt dominée par le hêtre et le sapin – qui occupe plus de 50 % de la surface du site. En dehors de cet habitat forestier, le secteur Hohneck se caractérise par l’étendue des ripisylves montagnardes (près de 30 ha), des érablaies (plus de 200 ha) et surtout de la hêtraie subalpine (près de 300 ha). Ponctuellement, des habitats rares sur le massif sont présents, en particulier les tourbières boisées comme au Rothried et les pessières autochtones sur éboulis, localisées dans la Réserve naturelle de Frankenthal.

 

  • Les prairies et landes d’altitude totalisent plus de 600 ha dont 260 ha de landes subalpines relictuelles, parmi lesquelles les chaumes réputées primaires entre la chaume Charlemagne, le Hohneck et le Kastelberg mais aussi au Rothenbach et au Petit Hohneck (CNRS, 1992). Aux altitudes plus basses, environ 30 ha de prairies montagnardes occupent les vallées de Kolbenwasen, et de la Wormsa ainsi que certains pâturages de transition à Aescheren ou Misslesmatt. Avec environ 55 ha – soit 9% du total prairies + landes – les faciès de recolonisation à fougère aigle, genêt, ou à sorbiers sont peu étendus et concernent essentiellement le secteur du Kerboltz à Mittlach.

 

  • Au contraire les zones « fumées », c’est-à-dire fertilisées et souvent chaulées, totalisent plus de 150 ha sur les hautes chaumes soit près de 30% des surfaces agricoles situées au dessus de 900 m.

 

Ce secteur est également caractérisé par l’importance des habitats liés aux cirques glaciaires. On observe sur les flancs de cirques et des vallées glaciaires : les corniches rocheuses et les pierriers (plus de 110 ha), les mégaphorbiaies (55 ha) ou encore les forêts d’érables et merisiers sur éboulis. D’autre part, les fonds de cirques sont occupés par des complexes de zones humides, comme les tourbières de Missheimle, Frankenthal, Machais ou encore Gaschneyried.

Si ces milieux naturels sont très riches et très variés, les documents Natura 2000 constatent en revanche l’état médiocre de leur conservation, surtout les hautes chaumes dont une partie a été retournée dans les années 80. Plus du tiers de cet habitat, soit 130 ha sur 370, est dégradé du fait d’une gestion agricole plus intensive et localement du fait de l’érosion liée à la fréquentation touristique, par exemple au Rothenbachkopf ou encore au col du Schaefferthal

 

Concernant la faune, on notera en particulier :

photo 3.2.19 Chamois surpris VG

Chamois surpris!

Pour les Mammifères : la présence du noyau de population de chamois le plus important des Vosges. A côté des espèces « traditionnelles » de la montagne vosgienne (Ecureuil, Renard, Martre, Chevreuil, Sanglier, cerf etc) , ce secteur est également propice au Chat forestier, ou encore au Lynx, espèce d’intérêt communautaire (Annexe II de la directive Habitats). La Crossope aquatique, petite musaraigne protégée au niveau nationale, fréquente les zones humides du secteur (PNRBV, 2002). Plusieurs espèces de chauves souris sont également notées, en particulier le Vespertilion de Bechstein (SCHWAAB F., 2001), espèce d’intérêt communautaire inféodée aux forêts âgées à sous-bois dense avec présence de ruisseaux, de mares, et d’étangs (ENGREF & al., 2000)

Pour les oiseaux, le site héberge actuellement huit espèces d’intérêt communautaire (Annexe I de la directive Oiseaux) et deux potentielles (Hibou Grand duc et Chouette Chevêchette)

  • Le Grand Tétras, présent notamment sur le secteur Machais – Bramont – Herrenberg ;
  • La Gélinotte des bois, dont on relève des indices sur plusieurs secteurs comme au Kerboltz par exemple ;
  • Le Faucon pèlerin, nicheur régulier sur 4 corniches rocheuses versant alsacien ;
  • Le Pic noir, le Pic cendré et la Chouette de Tengmalm, fréquentant notamment les forêts matures riches en gros hêtres ;
  • La Bondrée apivore, nicheuse régulière ;
  • La Pie-Grièche écorcheur, potentiellement présente sur les zones ouvertes à semi ouvertes du secteur, en particulier au Kerboltz, en vallée de la Wormsa ou au Gaschney (voir la carte).

D’autres espèces d’intérêt communautaires chez les amphibiens et les insectes.